Je ne veux plus avoir peur du rejet !

Nous devons faire face à nos peurs depuis notre enfance. La peur de mal faire, de décevoir nos parents, de tomber, d’échouer, de demander …

Ces peurs m’ont parfois empêché de m’écouter. Cependant, j’ai aussi compris que dès que je sortais de ma zone de confort, alors il m’arrivait des choses extraordinaires.

J’ai donc mené mon aventure vers mes peurs. Comment ça une aventure ? C’est pas une promenade de santé le fait de surmonter ses peurs !

Certes mais, on dit souvent “combattre ses peurs”. Sauf que pour vaincre ses démons, il faut d’abord les comprendre et voir si sous ce voile qui paraît si malfaisant, ne se cache pas une information capitale, un allié, une opportunité de se sentir mieux.

Encore aujourd’hui quand une peur arrive, je lui demande de s’assoir à côté de moi, et je lui parle : Que me veux-tu ? qu’est ce que je risque ? … et je prends le temps de la rassurer.

Les peurs c’est comme la culpabilité : ça ne sert à rien

Libère-toi de tes peurs et de la culpabilité et ta vie sera transformée.

Je vais partager avec vous quelques outils et exercices que j’ai pu tester et qui sont efficaces si vous décidez de partir dans cette aventure, et ça commence par :

Comprendre et faire la paix avec ses peurs

J’ai le droit d’avoir peur

7 milliards d’individus sur terre. D’accord. Multiplie ce chiffre par en moyenne cinq à dix peurs par personne (rejet, abandon, mort etc).


Aucune personne sur terre
ne peut se vanter de n’avoir
aucune peur. La mienne,
la tienne, celle des autres,
tout le monde l’a déjà ressenti,
dès l’aube des temps.

C’est un processus neurologique, ce n’est que de l’électricité qui ne fait aucunement la différence entre réalité et imaginaire.

Steven Spielberg a eu peur du rejet, lorsqu’il a été refusé à l’école de théâtre. Il a finalement créé Les Dents de la Mer des années plus tard, marquant à jamais l’industrie cinématographique.

J.K Rowling a eu peur du rejet en étant refusée par les maisons d’édition puis réduite à vendre dans le rayon enfant quelques mois avant de devenir l’une des femmes auteure les plus marquantes de notre époque.

La peur du rejet est un mythe !

Avoir peur du rejet longtemps, c’est rester dans la spirale de ce que j’appelle “une vie non examinée”: soit vivre dans un constant manque de remise en question, d’observation, d’acceptation de ses responsabilités et de ses angoisses.

Pourtant, avoir peur du rejet dans toutes nos relations, c’est une perte de temps et une limite inutile que l’on s’impose à nous-même.

C’est un mythe car au final, sur la centaine de gens que tu (v)as rencontrer et avec qui tu (v)as construire des relations, sache que c’est seulement un petit 5% d’entre eux en moyenne qui va te rejeter.

Alors ? Ce chiffre t’a déjà achevé ? Tu as l’impression que le monde entier va critiquer ce que tu vas faire, ce que tu es, va te dire non à tout, et pourtant, 95% d’entre eux t’acceptent ou ne te font pas de mal. La peur du rejet est un mythe.

Voilà, nous avons tous des peurs, nous les surmontons, on gagne, on perd, mais en tout cas c’est à nous d’en faire quelque chose de bien.

La peur est un axe d’amélioration

Le cerveau voit les menaces et les opportunités d’une action. Mais la plupart du temps, ma perception ne se focalise que sur les risques. Je fuis la douleur. Conclusion: je ne fais rien. Se sentant négligé, mon cerveau se venge: il me fait me sentir mal et coupable.

Alors que si j’écoute mon désir, je peux y réfléchir, trouver des solutions, anticiper les problèmes au lieu de les lister.

Ma peur est mon compagnon de vie, un signal électrique qui m’indique que je veux quelque chose, je dois l’écouter et l’analyser.

Surmonter ses peurs veut dire: envisager, anticiper, agir et surtout apprendre

Oui apprendre : il ne suffit pas de sauter au bonheur la petite chance. Il s’agit d’écouter son coeur et d’élaborer des stratégies pour solutionner le problème. Ce sont de bonnes choses qu’on reproduira, de mauvaises choses qu’on tâchera de ne pas répéter..

Maintenant que paix, pardon et amour règnent en toi, prend un crayon et un stylo et met à plat ces clés pour éclater cette fichue bulle opaque.

Ne combat pas tes peurs: écoute-les et agis

La peur, c’est donc ton alliée, tu sais, c’est cette pote à l’amour vache, un peu trop franche, très rentre-dedans, qui te dit des vérités qui font mal. Tout le monde le sait : c’est souvent celle sur laquelle on peut vraiment compter.

Mais la peur du rejet, bien souvent est liée au traitement que l’on a reçu de nos proches, de nos parents. On parle d’un manque d’affection, d’une absence qui t’a affecté et qui aujourd’hui fait que tu as besoin de retenir l’autre pour ne plus jamais ressentir la douleur de ce vide.

Sauf que maintenant, elle est là cette peur. Et pour le guérir, il va falloir que tu passes par le pardon, la prise de conscience.

Mets-toi à leur place : personne ne nous apprend à jouer le rôle de parents, de tuteurs, de proches parfaits alors qu’ils ont à un moment donné choisi de l’être. Chacun fait de son mieux, tu feras de ton mieux.

Que tu le croies ou non, ces proches qui ont fait l’erreur de te distancier, ont eu un impact positif sur toi aujourd’hui : tu ne reproduiras pas la même faute.

Et comment s’exercer à ne plus avoir peur du rejet ? à en comprendre l’origine et les mécanismes ?
4 exercices pour comprendre et agir contre la peur du rejet

1. La raison suprême

A) Énonce en toi le problème:

“je voudrai avoir le job de mes rêves”

B) Ajoute les “mais”, ces obstacles qui braquent tout :

  1. “mais j’ai peur qu’on me dise que je n’ai pas assez de compétence”
  2. “mais j’ai peur de me tromper et qu’on me critque”
  3. “mais j’ai peur qu’on me dise nonl”

C) Élabore une stratégie pour chaque “mais”

  1. Je vais faire un audit de toutes mes compétences, analyser quels sont mes talents et savoir les valoriser aux yeux de mon futur employeur.
  2. Je vais me renseigner sur les étapes à suivre, les exigences pour entrer dans le domaine, m’inscrire définitivement au recrutement pour ne plus pouvoir reculer.
  3. Je vais garder mon job actuel en attendant de savoir si le feu est vert ou rouge. S’il est vert, je quitte proprement avec préavis. S’il est rouge, je reste, ou je trouve une autre solution.

D) Suis le plan

Comme toute peur, ce n’est pas si facile à faire. Au moment où on s’apprête à sauter le pas, le vide paraît tellement immense et menaçant qu’on a l’impression que le précipice va nous absorber et qu’aucun retour ne sera plus jamais possible. Cette “mortalité”, rappelle-toi qu’elle n’est pas réelle : tu as toujours le pouvoir de renverser les choses, de t’adapter, de prendre le taureau par les cornes.

Applique ces étapes pour chaque problème, et tu parviendras à aviser le choix de le surmonter ou de l’occulter. Tu auras essayé, et quoi qu’il arrive tu auras grandement appris.

2. La balance, la réponse à tout

Envisage les solutions du dépassement de ta peur à travers ce tableau

A l’issue de ce tableau, vous aurez pesé les “risques et opportunités”, tel un expert marketing, vous aurez réalisé un véritable audit de vos sentiments, qui vous permettra d’adapter votre stratégie, de faire un choix.

3. Découpe les buts

Surmonter sa peur, cela peut représenter parfois beaucoup d’étapes. Un problème n’est jamais simple, l’équation peut-être longue.

Si la tâche te paraît trop grosse, alors découpe les buts, liste les points ou étapes à faire pour que cela se passe au mieux.

Ne dis plus jamais “je veux vaincre mes peurs”. Parle plutôt de “l’intelligence émotionnelle de la peur” car elle est ton alliée dans la compréhension et la solution de ton problème. Elle comprend ce que tu ressens, elle communique et t’offre une opportunité de te soulager, à condition que tu veuilles bien l’écouter parce qu’elle est quand même sacrément capricieuse et envahissante, pour ton bien.

Même si tu as “perdu” ton objectif, rien n’est définitif ou mortel dans une vie si tu décides que cette perte est en fait un gain: celui d’avoir appris lors de ton parcours vers tes peurs.

4. Au quotidien, travaille sur toi-même:

  • Quand tu parles de toi, ne te dévalue pas

Souvent, quand on a peur du rejet, on joue beaucoup sur l’autocritique. Quand quelqu’un commence à émettre des signes d’éloignement, tu prends les devants, et rejette toute la faute sur ta personne, en signe de résilience, pour essayer de la rattraper.

Mais en parlant toujours de toi comme ça, tu t’affaiblis, te dévalués et l’autre s’éloigne, perdant ses moyens face à tant d’effort ou par lassitude.

Premièrement, ne t’excuse plus d’exister. Quand tu crois avoir bourdé, ne te lance pas dans un monologue d’excuses: analyse la gravité, vérifie la cause du problème, demande comment t’améliorer ou explique les faits.  

Deuxièmement, valorise-toi. Tu ne sais pas comment le faire ? Alors fais connaissance avec tes talents, car appliqué au quotidien, ils te donneront beaucoup de valeurs. Pour ça, tu peux aller lire mon article sur les talents, tu comprendras à quel point tu as quelque chose d’unique, une chose à appliquer au quotidien qui va grandement t’aider à l’apprécier au quotidien ! https://www.katcoaching.fr/coaching/les-talents/

  • Prend soin de toi

La flagellation mentale, c’est une vraie torture et elle peut être quotidienne. Ce n’est pas très drôle car on porte tout le poids du malheur du monde sur ses épaules , on croule.

Pense à tous ces personnages de série qui font des crasses autour d’eux et qui s’en sortent en riant sous cape, sans grand drame: Barney Stinson dans How I Met Your Mother, lorsqu’il imite weekend chez Bernie pendant son mariage, rendant folle sa future femme; Rachel dans Friends, lorsqu’elle cuisine son diplomate à l’anglaise avec des petits poids et de la viande, tout en restant persuadée de ses talents.

Décompresse, la plupart des erreurs que tu estimes être impardonnables sont bien souvent soit “pas de ta faute”, soit bénignes.

  • Change de question

Car oui, tu te demandes toujours “pourquoi moi”, “pourquoi ça”, “pourquoi je suis comme ça”. Te victimiser t’enferme dans ta bulle, alors que tu as la chance d’avoir un moyen de t’améliorer, caché dans tes déboires. Quel moyen j’ai pour ça ? En transformant ce “pourquoi” en “comment”. “Comment je peux m’améliorer ?” “comment je peux changer la situation ?” “comment est-ce arrivé ?”.

Tu auras un reflex d’analyse et de causalité pour chaque événement, et tu verras rapidement que non, tu n’es pas le vilain petit canard mais un beau cygne qui fait tout ce qu’il peut pour maintenir la course. Maintenant, il faut que tu entretiennes mieux ton plumage:

  • Offre-toi le meilleur

Fréquente les meilleures personnes, celles qui t’attribuent de la valeur. Mange les meilleurs choses, celles qui te fait plaisir (enfin gaffe à ta santé, mais tu as compris :)). Lis les meilleurs livres, ceux qui te font voyager dans ton univers. Trouve le meilleur job, celui où tu te sentiras le mieux possible.

En somme, rappelle-toi que la peur est ton amie, la première à t’informer de tes rêves, de tes envies, de tes souhaits, mais aussi la première à te défier pour les réaliser. Pardonne-lui, pardonne-toi les erreurs qu’elle te fait faire: elle fait ça pour ton bien.

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